LMi-MAG25 avril - Flipbook - Page 11
piloté par notre département data, intégré à la DNum et
dont l’activité est en très forte croissance.
Comment ces évolutions se sont-elles traduites
en matière de budget et d’effectif ?
H. B. : Les missions de la direction du numérique
s’inscrivent dans une continuité depuis trois ans, mais
elles prennent corps, à une échelle de plus en plus
grande, notamment sur la billettique. Les budgets, tout
comme les e昀昀ectifs de la DNum, sont donc naturellement
en croissance. Les e昀昀ectifs de la DNum ont déjà doublé
depuis mon arrivée ; nous sommes plus de 50 en interne,
appuyés par une importante communauté d’externes. Le
tout en forte proximité avec les DNum des opérateurs,
en particulier avec celles de Transilien SNCF Voyageurs
et de la RATP, avec lesquelles nous partageons un cadre
numérique commun. Nous sommes par ailleurs toujours
en phase de recrutement, du fait de l’internalisation de
fonctions clefs.
Quelles sont vos priorités pour cette année 2025 ?
H. B. : Nous avons deux sujets majeurs : l’ouverture
à la concurrence et l’IA. Arriver à faire tourner les
services avec le même niveau de fonctionnalité et de
performances en continuité avec de nouveaux acteurs
est un objectif clef de cette année. S’il est appelé à se
concrétiser au deuxième semestre, c’est le fruit d’un
travail de longue haleine conduit avec la RATP et la SNCF,
passant par la mise en place de socles communs. Tous les
travaux ont été lancés côté IT, même si la feuille de route
jusqu’en novembre reste chargée, avec un pilote sur le
raccrochement des bornes d’information voyageurs à
notre concentrateur, avec une dizaine de projets sur
le seul sujet des bus ou encore avec des jalons majeurs
sur l’information voyageurs sur le réseau ferré. L’enjeu,
c’est d’atteindre des paliers de stabilité, apportant
l’interopérabilité indispensable aux opérateurs entrants.
Sur l’IA, nous avons lancé un hackathon sur ses usages
dans la mobilité en novembre dernier, a昀椀n d’accélérer
un certain nombre de développements. Lors des JO,
nous avions déjà déployé des fonctionnalités comme de
la traduction multilingue. Tous les socles communs pour
gérer l’IA dans l’application sont aujourd’hui en place. Sur
ces fondations, en 2025, plusieurs services, notamment
issus du hackathon, seront déployés au béné昀椀ce des
utilisateurs, comme la proposition de parcours adaptés
en réponse à une interrogation en langage naturel,
comme la compréhension et le routage des réclamations
vers les opérateurs, comme la traduction de textes en
français facile à lire et à comprendre (FALC) ou encore
comme la vocalisation de certains panneaux.
PAS D’OUVERTURE À LA CONCURRENCE
SANS DONNÉES NORMALISÉES
L’ouverture à la concurrence des réseaux
de transport (bus, métro et RER), qui va s’étaler
sur une vingtaine d’années avec un démarrage
centré sur le bus, suppose évidemment une
interopérabilité des données. « Sur toutes
les données de transport temps réel, il existe
plusieurs normes regroupées dans une famille
appelée Siri (Service Interface for Real time
Information, NDLR), avec des déclinaisons gérant
différents types d’information, détaille Hélène
Brisset, la directrice du numérique d’Ile-de-France
Mobilités. Par exemple, en cas de perturbation,
ces données permettent de remonter la voie
et les arrêts concernés. Les nouvelles versions
de cette norme sont en cours de déploiement
chez les opérateurs, a昀椀n de proposer un accès
à des données consolidées et normalisées. »
A ces normes, offrant une vision consolidée sur
le réseau de transport quel que soit l’opérateur,
s’ajoutent des indicateurs contractuels, discutés
dans le cadre des délégations de service
public et des contrats. « En昀椀n, les données de
validation des titres de transport permettent
de modéliser les différents parcours, donc de
calculer la rémunération des différents opérateurs
correspondant aux usages. »
APPROFONDIR
ÉCOUTER EN LIGNE
Podcast
tinyurl.com/podcast-Brisset
LIRE EN LIGNE
Article
tinyurl.com/article-Brisset
11