LMi-MAG25 avril - Flipbook - Page 12
ENTRETIEN
Guillaume SAUVAGE de SAINT MARC
vice-président engineering d’Outshift chez Cisco
« FÉDÉRER L’ÉCOSYSTÈME
AUTOUR DE L’INTERNET
DES AGENTS »
Outshift, l’incubateur de Cisco, travaille sur plusieurs projets. Guillaume Sauvage
de Saint Marc, vice-président engineering au sein de cette entité, revient avec nous
sur les recherches menées sur les réseaux quantiques et les ambitions dans l’Internet
des agents, en voulant fédérer l’écosystème autour d’un grand projet open source.
Propos recueillis par Jacques Cheminat
Pouvez-vous nous présenter Outshift
et sa place au sein de Cisco ?
Guillaume Sauvage de Saint Marc : Il y a dix-huit
mois, Cisco a décidé de regrouper tout ce qui concerne
l’incubation des technologies émergentes, où il n’existe
pas de standard et où le marché n’est pas mature. Nous
sommes intégrés à la direction stratégique et développement, et nous pouvons faire des acquisitions, des investissements, et parfois nous pouvons décider d’incuber.
Il y a quelques années, vos équipes ont travaillé
sur Panoptica, Calisti ; que sont devenus
ces projets ?
G. S. de S. M. : Nous avons 昀椀ni un cycle avec Panoptica,
qui est maintenant dans les mains de la division sécurité.
Pour Calisti, nous avons arrêté le développement. Il en
va de même pour Moti昀椀c, que nous avons lancé récemment et arrêté très vite. Il s’agissait d’une gateway pour
permettre aux entreprises de démarrer rapidement des
projets IA. L’objectif était de savoir comment s’interfacer avec plusieurs LLM du marché pour éviter une forte
dépendance à un seul, comment connecter les données
d’entreprise pour faire du RAG et comment sécuriser ce
projet face aux menaces de type injection de prompt.
Nous avons décidé d’arrêter Moti昀椀c rapidement, car le
marché est devenu mature et nous nous sommes foca-
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lisés sur la partie sécurité avec AI Defense. Il y a eu une
accélération sur cette o昀昀re avec des acquisitions, des
investissements, de l’incubation interne et plein de travail de la division sécurité pour lancer ce produit.
En quoi AI Defense est-il intéressant ?
G. S. de S. M. : Les entreprises s’interrogent aujourd’hui
sur deux points : les questions légales et les problèmes de
sécurité. Avec AI Defense, nous répondons sur le second
point avec deux propositions. La première est d’éviter
l’injection de prompts : les requêtes sont-elles malveillantes ? Les modèles génèrent-ils du contenu toxique ?
La seconde chose est l’aspect red teaming, où il y a une
évaluation sur le choix du modèle optimisé ou non, dans
quel environnement et avec quels garde-fous. Nous
regardons comment il se comporte en le bombardant de
requêtes et pouvoir ensuite le mettre en production. Il y
a donc deux aspects : un côté runtime pour le temps réel
avec l’injection de prompt et la mise sous pression du
LLM, et le côté red team pour la production.
Quels sont les axes de travail
pour Outshift aujourd’hui ?
G. S. de S. M. : Nous avons principalement deux sujets
de travail. Le premier est sur l’évolution de l’IA et la GenAI
vers la partie agentique, et le second est la partie réseau