LMi-MAG25 avril - Flipbook - Page 25
© R. F.
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Pour déplacer ses lots de panneaux,
l’industriel a recours à des AGV (automatic guided vehicle),
soit un robot se déplaçant automatiquement.
était peu présente au sein de nos ateliers. Mais, lors de
la crise de 2008, nous avons profité du fait que les fournisseurs de robots cherchaient à se diversifier », raconte
le DSI. Le cuisiniste installe ainsi 18 robots dans son atelier U2 à Sélestat (Bas-Rhin), ville hébergeant son principal site industriel, qui regroupe aujourd’hui environ
1 000 personnes.
La machine dédiée au plaquage des champs.
Le cuisiniste a travaillé avec les fournisseurs de machines
- ici IMA Schelling Group - pour adapter leurs outils à ses process.
ès les premiers pas dans l’usine
U3 de Schmidt Groupe, un atelier
de l’industriel situé à Sélestat et
dédié à l’ameublement, le haut
niveau d’automatisation de la
ligne de production saute aux
yeux : des bras robotisés saisissent des panneaux de bois, les
plaçant sur des machines spécialisées dans la découpe, le
plaquage ou le perçage avant que d’autres ne les déposent
dans un stockage vertical intermédiaire, selon un arrangement bien précis calculé par un algorithme afin d’optimiser l’opération suivante.
D
Dans ce qui reste une activité de menuiserie, les interventions humaines sont peu nombreuses. Comme l’expliquent Daniel Freyd, le DSI de ce groupe de plus de
1 900 personnes, et Patrick Viry, le responsable automatismes et informatique industriels, le virage vers l’automatisation remonte à 2008. « A l’époque, la robotisation
Maîtriser la donnée de bout en bout
Pour U3, une dizaine d’années plus tard, le total monte
à une quarantaine de robots. Puis à une soixantaine
pour U2B, ouvert en 2019. Et Schmidt Groupe prévoit
d’en déployer plus de 80 pour sa future usine (U3B),
toujours sur le site de Sélestat (voir encadré). « Grâce
à cette automatisation, nous sommes plus flexibles en
intralogistique et avons apporté de nouvelles fonctions,
reprend Patrick Viry. Le tout en continuant à faire croître
le nombre d’opérateurs, qui est passé d’environ 650 en
2009 à plus de 730 aujourd’hui. »
La face cachée de cette production où 95% des pièces
échappent désormais à un processus de menuiserie traditionnel, c’est évidemment le logiciel. Et ce dès l’amont,
soit lorsqu’un projet de cuisine ou d’aménagement
intérieur est enregistré chez l’un des concessionnaires
du cuisiniste, sur des logiciels fournis et maîtrisés par
le groupe. « Un des rôles de la DSI consiste à former et
équiper les 6 000 utilisateurs de notre réseau de vente,
détaille Daniel Freyd. Car la clef de notre efficacité réside
dans la maîtrise de la donnée de bout en bout. » Selon
le DSI, Schmidt Groupe investit en moyenne 50 M€ par
an dans son outil industriel, dont 5 M€ ou 6 M€ dédiés à
l’informatique supportant ses process de fabrication.
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