LMi-MAG25 avril - Flipbook - Page 26
© R. F.
RETOUR D’EXPÉRIENCE
Industrie
Nous avons dépassé
le concept de la machine
autonome sur la ligne
de production, la DSI
et l’informatique
industrielle sont trop
interdépendantes
pour ne pas trouver des
solutions communes.
PROFIL LINKEDIN
tinyurl.com/linkedin-Freyd
PROFIL LINKEDIN
tinyurl.com/linkedin-Viry
De gauche à droite : Patrick Viry, responsable automatismes
et informatique industriels de Schmidt Groupe, et Daniel Freyd,
le DSI, sur la passerelle surplombant une ligne de production.
Dès la prise de commandes, l’indusinformatique industrielle, qui en compte
COMPARATIF DES
TECHNOLOGIES DE
une vingtaine. Car si la finance, le contrôle
triel confirme une semaine de livraison,
CONNECTIVITÉ POUR L’IOT
de gestion et la logistique sont gérés dans
associée à des pénalités si cet engageCahier des charges
SAP, toute la logique de décomposition
ment n’est pas tenu. Quelques semaines
des commandes pour l’outil industriel
avant la fabrication, les données de cette
est prise en charge par des logiciels spécommande sont ensuite transmises par le
cifiques. Via d’abord ce que les équipes
concessionnaire au groupe et déversées
de l’industriel appellent le configuradans SAP. Le premier mécanisme alors mis
teur, outil qui chaque nuit décompose les
en œuvre vise à optimiser les transports,
tinyurl.com/3k3j9vku
commandes avec des règles propres pour
afin de définir la journée de production
venir nourrir les algorithmes d’ordonnandes meubles faisant partie de la comcement de l’appareil industriel. « Car nous gérons un sysmande. « Puis, vient se greffer une seconde logique, celle
tème sans gamme, ni nomenclature, qui génère trop de
de l’optimisation de la matière, qui débouche sur un réorcombinatoires pour une solution standard du marché »,
donnancement de la production », précise Daniel Freyd.
souligne Daniel Freyd.
Optimisations en intralogistique
Si la planification est effectuée dans une solution du marché (Delmia Quintiq de Dassault Systèmes), les autres
composantes logicielles résultent, elles, de développements maison. C’est le cas des briques de MES qu’exploite
le cuisiniste, comme des algorithmes d’optimisation de
la matière, essentiels en intralogistique. « C’est là que
réside notre savoir-faire en ingénierie », souligne Patrick
Viry. Le fruit du travail d’une équipe d’une douzaine de
personnes au sein de la DSI et du service automatisme et
26 / mars / avril / mai 2025
Pour ce dernier, le passage d’une logique de petites
séries à un process industriel ne produisant que le
nécessaire, sans stock, est issu d’une impulsion donnée
par la direction générale du groupe dès la fin des années
1990. Et d’un voyage d’études au Japon auprès des industriels de l’automobile locaux. Une source d’inspiration,
mais un modèle impossible à dupliquer dans le contexte
du cuisiniste. « Notre modèle est plus pointu et suppose
une exploitation de la donnée dans la machine industrielle et un jalonnement précis pour arriver à avoir un