LMi-MAG25 avril - Flipbook - Page 9
© Bruno Levy
printemps dernier et les JO à l’été, les usages mobiles
ont explosé, avec une application qui a vu son nombre
d’utilisateurs grimper de 70% sur l’année 2024, tandis
que le nombre de téléchargements a progressé de 110%.
Dans cette nouvelle politique tarifaire,
l’app Ile-de-France Mobilités apparaît comme
centrale et devrait logiquement concentrer
davantage d’usages. Comment avez-vous
renforcé cette pièce de votre dispositif ?
H. B. : Certes, la dématérialisation des titres participe
grandement au périmètre fonctionnel couvert, mais
l’app est bien construite sur deux piliers : l’information
voyageurs et la recherche d’itinéraires d’un côté ; la
billettique de l’autre. Et les JO de Paris 2024, notamment,
ont bien mis en évidence l’importance du premier pan
fonctionnel autour de la recherche d’itinéraires.
Un gros travail a été mené sur l’année 2023 et le début
de 2024 pour renforcer la résilience de cette application,
a昀椀n d’en assurer tant les performances que la cybersécurité.
Nous sommes parvenus à a昀케cher 100% de disponibilité
pendant toute la durée de Jeux, sur l’ensemble des services.
On s’attache désormais à garder un niveau très élevé de
performances, de gestion des capacités et de cybersécurité,
puisqu’à mesure que notre tra昀椀c et que le volume de
données notamment bancaires que nous enregistrons
s’accroissent, nous devenons potentiellement une cible de
plus en plus intéressante pour des cybercriminels.
Les JO ont donc servi de levier
pour renforcer votre application ?
H. B. : Les Jeux olympiques et paralympiques ont été
un accélérateur. Nous savions que nous allions être une
vitrine planétaire, drainant de nombreux utilisateurs,
mais aussi des tentatives d’accès malveillantes. Nous
avons pro昀椀té de cet événement pour revoir du sol au
plafond l’ensemble des infrastructures et du code. Cette
remise à plat fait aussi partie de l’héritage des Jeux.
Comment sont orchestrées les évolutions
fonctionnelles sur cette application ?
H. B. : Nous travaillons en développement continu,
notamment sur le calculateur d’itinéraires. Nous sommes
ainsi en cours de refonte du calculateur piétons. Pour
les JO, nous avons également déployé des fonctionnalités
complémentaires pour l’accès aux sites olympiques, avec
une répartition des 昀氀ux pour éviter les phénomènes
de saturation. Ce qui a amené au développement
de fonctionnalités très avancées sur le calculateur
d’itinéraires, car il fallait que ces répartitions évitent de
« En 2025, plusieurs services d’IA seront déployés au béné昀椀ce
des utilisateurs, comme la proposition de parcours adaptés
en réponse à une interrogation en langage naturel. »
scinder des groupes ou des familles tout en garantissant
la bonne répartition des flux. Prochainement, ces
développements seront réexploités pour proposer des
parcours di昀昀érenciés, basés sur di昀昀érents critères. Par
exemple, a昀椀n d’éviter les parcours à forte a昀툀uence. Ce
moteur multicritère est déjà en place ; il nous faut encore
l’alimenter avec les données d’a昀툀uence sur l’ensemble
du réseau. L’objectif est d’y parvenir dans le courant de
l’année.
Comment les nouvelles mobilités en particulier le vélo, en plein développement
en région parisienne - s’intègrent-elles
dans ces développements ?
H. B. : L’application incarne la logique de la mobilité en
tant que service : les modalités, comme le covoiturage,
le parking relais ou la réservation d’un espace vélo,
viennent progressivement enrichir les fonctionnalités
de l’application, qui a vocation à couvrir l’ensemble des
mobilités franciliennes. Même si cela signi昀椀e des données
à récupérer, des questions d’interopérabilité et, parfois,
des services en marque blanche à intégrer à l’app. Sur
la 昀氀otte de vélos Veligo, par exemple, nous récupérons
les données d’usage, issues de la géolocalisation, après
application de fonctions de 昀氀outage pour protéger les
données personnelles.
Cette app, pilotée en collaboration avec la direction de
l’o昀昀re de services et du marketing, est gérée par une
équipe de cinq collaborateurs, animant une communauté
d’environ 120 personnes, dans une logique de plateforme
connectant toute une série de services développés
soit directement par Ile-de-France Mobilités, soit
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