LMi-MAG26 Juillet - Flipbook - Page 31
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le cas avec Genesys, qui porte notre relation client et pour
lequel nous avons migré en sept mois vers la version cloud.
Dans d’autres, nous allons conserver les applications dans
des VM, car elles se révèlent peu consommatrices, ne
posent pas de problèmes de performances ou de déploiement dans une chaîne CI/CD. Enfin, certaines applications vont être replateformées, voire redéveloppées »,
indique le DGA, qui dit s’être appuyé sur ses partenaires
technologiques pour établir un diagnostic précis, application par application. La banque spécialiste du crédit à la
consommation et du paiement fractionné envisage ainsi
de moderniser dix applications dans le courant de l’année.
La transition vers le cloud a aussi permis à Oney Bank de
remettre à plat le monitoring, auparavant dispersé dans
plusieurs outils. La banque, filiale à 50,1% du groupe BPCE
(l’autre actionnaire de référence étant la holding d’Auchan, Elo), a déployé la solution Elastic pour gérer l’observabilité sur 140 applications. « Nous voulions accélérer
les diagnostics lors des incidents et mieux en anticiper
certains », résume Julien Gaffet.
Augmenter le taux de disponibilité à 99,8%
Le déploiement de la solution d’observabilité, elle-même
exploitée en SaaS, concourt également à un des objectifs
clefs du projet de modernisation : l’amélioration du taux
de disponibilité des SI, auparavant limité à 99,5%. « Soit
entre 4,5 et 5 heures d’indisponibilité par mois, ce qui est
trop. Nos clients nous le disent », tranche le DGA. Grâce à
la migration et aux efforts de monitoring, la banque fondée en 1983 s’est fixé pour objectif de le remonter à 99,8%
en fin d’année. Un objectif majeur du projet de migration,
selon Julien Gaffet, même si ce dernier ajoute que l’ambition première reste à ses yeux l’amélioration du NPS
(net promoter score) des collaborateurs de la DSI. « Si
celle-ci n’est pas au rendez-vous, nous aurons échoué »,
tranche-t-il. Selon lui, l’objectif de réduction des coûts
ne vient qu’après ces considérations. D’ailleurs, le DGA
estime que le ROI du projet de modernisation sera de
trois ans au minimum.
Enfin, la migration vers le cloud a aussi été l’occasion
d’approfondir la réorganisation de la DSI, un service
employant 280 personnes (internes et prestataires), au
sein d’une entreprise de 1900 collaborateurs répartis
dans dix pays. Pour commencer, une fonction DevOps
a été créée. « Même si celle-ci n’a pas encore le recul
nécessaire, nous avons calculé que, sur certaines applications, nous pouvions atteindre un facteur d’économies
de l’ordre de 6 », indique Julien Gaffet. Plus globalement,
c’est l’ensemble de la DSI qui se transforme progressivement. « Avec la digitalisation, nous sommes passés de
l’agile au mode produit, les fonctions de déploiement
étant dès lors intégrées aux équipes, souligne le dirigeant.
Même si mener de front des évolutions à des rythmes différents n’est pas toujours évident. »
Julien Gaffet, DGA d’Oney Bank, en charge de la technologie
et de la data, prévoit, après une migration en Lift & Shift sur Azure,
de replateformer ou redévelopper une dizaine d’applications en 2025.
MIGRATION VERS LE CLOUD :
ATTENTION À L’IMPACT RÉSEAU
Pour Julien Gaffet, directeur général adjoint et
directeur IT, data et digital d’Oney Bank, l’une des
principales dif昀椀cultés de l’opération de Lift & Shit
qu’a menée la banque n’est pas applicative, mais
vient plutôt du réseau. « Comme notre SI, notre cœur
de réseau avait été construit par sédimentation.
Et c’est de là que sont intervenues les surprises
lors de la migration vers le cloud », dit-il. Ce volet
de l’infrastructure a donc été entièrement refondu,
des liens dédiés ayant par exemple été tirés entre
le mainframe, où réside le cœur bancaire, et le
cloud Azure. « La phase transitoire, où une partie
du périmètre a déjà migré mais où une autre reste
hébergée dans le datacenter d’origine, est la plus
délicate. Il faut gérer les redondances entre Azure et
le datacenter et surveiller les liens avec le mainframe,
car les multiples interactions peuvent engendrer
de la latence », dit le DGA.
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