LMi-MAG26 Juillet - Flipbook - Page 43
Dé昀椀s et opportunités de la migration
S
l’a déjà fait Econocom. Il ne faut pas oublier que certaines
uite au rachat de VMware par Broadcom, les
sociétés attendent aussi la fin de leurs contrats, de plus,
DSI ont assisté à une vaste refonte du catalogue
c’est aussi l’occasion pour elles de supprimer leur dette
et de la politique tarifaire du spécialiste de
technique », souligne Aurélien Violet, chief marketing
la virtualisation avec, bien sûr, de fortes
officer chez Enix.
augmentations de tarifs de licence et de support à la
clé. Certes, des grands comptes qui gèrent
VIRTUALISATION
de gros volumes de VM ont pu renégocier
Quant à Olivier Lambert, dirigeant et cofonDE SERVEURS
des remises, parfois de l’ordre de 60 %
dateur de Vates, qui supporte l’offre open
Cahier des charges
à 70 %, comme le rapporte en exemple Daniel
source XCP-ng, il constate, pour l’heure, une
Garcia, head of advisory practice IT strategy
vague de migration bien plus forte aux USA
& transformation chez Kyndryl, à propos
qu’en Europe, l’aversion aux risques est difd’un grand groupe qui dispose de 30 000 VM.
férente entre les deux continents avec une
Pour les autres, surtout celles qui n’ont pas les
Europe toujours plus réservée et plus prumoyens de négocier les prix de leur contrat
dente. Un avis partagé par le porte-parole
tinyurl.com/virtual-ser
avec l’éditeur et qui voient leur budget déraper,
de Kyndryl qui temporise sur le segment
la tentation est grande de se tourner vers des alternatives.
des grandes entreprises : « Sur 2024, nous n’avons pas
« Cette augmentation des prix opérée par VMware a
assisté à un grand bouleversement chez nos clients grands
effectivement déclenché des réactions, les entreprises
comptes en France, nous avons fait quelques PoC autour
sont dans une phase de réflexion mais le marché ne
de MS Hyper-V et Nutanix. Cela dit, 2025 semble plus pros’est pas non plus retourné. On nous demande toujours
pice, il y a plus de cas concrets depuis le début de l’année. »
du VMware et nos équipes certifiées y répondent »,
Un chemin qui peut être long et coûteux
indique Philippe Pujalte, directeur général adjoint de l’ESN
Inetum (ex-GFI). Et d’ajouter : « VMware est un acteur
Pour nos interlocuteurs, la migration est un effort qui
dominant, ses parts de marché sont colossales, cela peut
demande à se poser les bonnes questions et à cartograaussi déclencher chez certaines entreprises une notion
phier l’existant, une migration ne ressemble pas à une
d’insécurité. »
autre. « Avoir la bonne organisation pour réaliser cette
Et si tous ces aspects aboutissaient finalement à un
cartographie est un point important », signale d’ailleurs
rééquilibrage du marché ? En partie oui car, à en croire
Olivier Lambert. « Plus l’environnement de l’entrenos intervenants, de plus en plus d’entreprises franchissent le cap de la migration vers des alternatives à
VMware. « Chez Inetum, nous le constatons depuis un
an, nous avons migré plus d’une dizaine de clients vers
Nutanix, des labos, des institutions publiques, des sociéPROFIL LINKEDIN
tinyurl.com/linkedin-Pujalte
tés de transports. Quant au ROI mesuré au travers de ces
migrations, c’est un gain moyen de 19 % sur le TCO et un
ROI sur deux à trois ans », relève Philippe Pujalte. Même
écho chez Enix, une société spécialisée, entre autres, dans
le cloud, le DevOps et l’infogérance. « Nous avons clairePHILIPPE PUJALTE
ment plus de projets de migration vers Proxmox et nous
directeur général adjoint
en sommes convaincus, de plus en plus d’entreprises
de l’ESN Inetum
françaises reconnues franchiront le pas d’ici peu comme
© Deborah Farnault
Depuis un an, nous avons migré plus
d’une dizaine de clients vers Nutanix, des labos,
des institutions publiques, des sociétés
de transports
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