LMi-MAG26 Juillet - Flipbook - Page 44
DOSSIER
Virtualisation
VERS UNE ALTERNATIVE EN OPEN SOURCE
OU PROPRIÉTAIRE ?
Mais vers quelles alternatives faut-il se tourner ?
Vers de l’open source comme OpenStack, XCP-NG,
Proxmox ou autres dérivés de KVM, ou vers
des solutions propriétaires comme celles de
Microsoft ou de Nutanix quitte à être de nouveau
dépendant d’un éditeur. Pour Philippe Pujalte,
les clients d’Inetum qui font le choix de Nutanix
demandent bien sûr des garanties contractuelles
pour s’en prémunir. Les prestataires qui font le
choix des solutions propriétaires mettent aussi
en avant leur capacité à mieux sécuriser les
environnements et de disposer d’un outillage
d’automatisation avancé pour les migrations.
De leur côté, les défenseurs de l’open source
comme Enix ou Vates mettent surtout en avant
les économies d’argent réalisées, l’indépendance
complète, la flexibilité, la stabilité, sans oublier
le soutien important de la communauté ou encore
la documentation disponible.
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l’impact financier est conséquent. » Selon une évaluation
du Gartner, pour une entreprise exécutant 2 000 MV et
au moins 100 serveurs pour les héberger, la migration
peut s’étaler sur 18 à 48 mois et pourrait coûter entre 300
et 3000$ par machine virtuelle.
Déjà, certains décideurs convaincus
malgré les défis
Tous ces défis, les décideurs IT qui ont fait le choix de
migrer les ont affrontés avec succès, c’est le cas de
Sébastien Lesimple, directeur de production IT chez
Econocom, de Ludovic Tassy, DSI du Groupe Afflelou, ou
encore de Nicolas Massey, DSI de la mairie de Colomiers.
D’ailleurs Nicolas Massey a récemment reconnu dans un
post sur LinkedIn qu’il ne fallait pas avoir peur de challenger ces solutions et de migrer quand on a trouvé l’alternative. « Oui, c’est chronophage de chercher. Oui, c’est un
stress de changer nos habitudes et surtout celles de nos
équipes. Mais c’est aussi s’ouvrir à de nouvelles réflexions
qui amènent des améliorations. C’est aussi se sentir plus
libre de changer, de savoir que nous ne sommes plus
pieds et poings liés. Et cela se fait bien si nous sommes
accompagnés d’un intégrateur de confiance. Il y a toujours un plan B, il faut juste le trouver et se lancer. »
APPROFONDIR
prise est hétérogène, plus c’est compliqué », ajoute
aussi Philippe Pujalte. Pour Michael Warrilow, analyste
et vice-président du cabinet Gartner, le chemin peut
être long, coûteux et risqué. D’ailleurs, il s’amuse même
à comparer VMware au mainframe, en clair, un système
omniprésent qui fonctionne bien, qui répond aux besoins
métiers et difficile à quitter. En effet, pour l’analyste, l’environnement VMware est compliqué à remplacer parce
que l’éditeur a créé un large écosystème dans l’univers de
la virtualisation que peu de concurrents égalent. On peut
notamment mettre en avant une solution de stockage
avec vSAN pratique et opérationnelle, la multitude d’applications certifiées VMware (ce qui n’est pas forcément
le cas pour les offres concurrentes), une mise en réseau
SDN très agile avec NSX-T et son intégration BGP (Border
Gateway Protocol), quant aux drivers gérés par VMware,
ils sont nombreux et fonctionnent. Le cabinet Gartner
estime qu’il faudrait au moins deux ans à une entreprise
de taille moyenne pour se libérer d’une grande partie
de sa dépendance à VMware, et jusqu’à quatre ans à une
grande entreprise. De plus, pour Daniel Garcia, un projet
de migration peut coûter très cher surtout s’il s’étale sur
plusieurs années : « Entre l’investissement additionnel,
la montée en charge du double run, le décommissionnement ou encore les compétences nouvelles à former,
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