LMi-MAG26 Juillet - Flipbook - Page 47
les hôtes KVM et ESXi à partir d’une interface unique.
En effet, grâce à l’acquisition de Morpheus Data, le fournisseur peut commercialiser son logiciel VM Essentials,
intégré à sa plateforme Private Cloud, mais également le
proposer en tant que logiciel autonome. Autre avantage,
VM Essentials est fortement intégré avec les équipements matériels HPE. Toujours autour de l’hyperviseur
KVM, Huawei a récemment profité du dernier événement
MWC à Barcelone pour mettre en lumière son hyperviseur
eSphere dans son offre globale baptisée DCS (Data Center
Solution), l’ensemble étant orchestré par eDME, un outil
de gestion full-stack qui facilite l’administration des ressources. Quant à Scale Computing, le fournisseur, par la
voix de son PDG Jeff Ready, défend toujours ardemment
son offre hyperconvergée et de virtualisation tout-en-un
avec SC//Platform (hyperviseur SC//Hypercore intégré et
basé sur KVM) en mettant en avant la simplicité et la rentabilité grâce entre autres à son approche tout intégrée aux
systèmes existants (sauvegarde, sécurité, etc.).
Solutions natives de grands fournisseurs
de cloud public
Enfin, Citrix (désormais Cloud Software Group) fait toujours évoluer son offre. D’ailleurs la version 8.2 de Citrix
Hypervisor arrivant en fin de vie le 25 juin prochain,
Citrix propose ainsi une mise à niveau vers XenServer 8.4
(Citrix revenant à la dénomination originelle) pour
garantir, selon le fournisseur, une transition en douceur
et une assistance continue.
Changer d’hyperviseur est bien sûr une alternative, mais
certaines entreprises s’inscrivent dans une stratégie de
modernisation axée sur le cloud public et privilégient
les solutions natives des grands fournisseurs de cloud
public (AWS, Azure, Google, OVH Cloud, etc.). Quitte, là
aussi, à en payer le prix et à refondre leurs processus IT.
« Paradoxalement, nous avions constaté il y a quelques
années que 70 % à 80 % des entreprises souhaitaient
rapatrier leurs charges cloud en interne. Aujourd’hui, ces
mêmes entreprises n’ont plus le même discours depuis
le rachat de VMware, elles estiment que les solutions des
hyperscalers représentent aussi une alternative d’autant
que ces grands acteurs proposent en parallèle un large
portfolio de services, de fonctions et d’outils additionnels », constate Daniel Garcia, head of advisory practice
IT strategy & transformation chez Kyndryl. Il existe toutefois un chemin de transition vers le cloud public moins
disruptif, c’est d’associer, selon leur criticité, des solutions sur site et dans le cloud public, bref d’avoir cette
approche hybride. En clair, les applications anciennes
sans évolution possible resteront sur site (on premise)
et des applicatifs avancés, qui nécessitent plus d’agilité,
auront tendance à être déportés dans le cloud public.
LA CONTENEURISATION, UNE ALTERNATIVE SURTOUT ENVISAGÉE POUR LES NOUVEAUX PROJETS
De plus en plus d’entreprises choisissent nativement
des architectures conteneurisées mais essentiellement
pour des nouveaux projets de développement
d’applications et de déploiement de microservices.
En effet, le portage d’applicatifs existants sur des
environnements conteneurisés reste complexe et
coûteux même si des éditeurs comme Red Hat, très
avancés dans ce domaine, fournissent des outils et
templates pour faciliter ces migrations. Daniel Garcia,
head of advisory practice IT strategy & transformation
chez Kyndryl, admet qu’il y a effectivement très peu
de projet de modernisation applicative en cours, le
porte-parole de l’ESN donne toutefois en exemple un
projet important aux Etats-Unis pour lequel l’entreprise
en question (sans citer son nom) a modernisé 30 %
de son parc applicatif vers Azure Red Hat Opensfhift.
Hormis ces quelques exceptions, les nombreuses
applications existantes continueront de s’exécuter sur
des machines virtuelles et pour toutes ces raisons,
virtualisation et conteneurisation sont toujours, pour
l’heure, quali昀椀ées de complémentaires. Comme
nous le mentionnons dans cet article, la virtualisation
de serveur apporte toujours de l’isolation et donc
de la sécurité, elle facilite également la gestion de
l’infrastructure par rapport à du serveur bare-metal
(migration de VM à chaud, résilience aux pannes
hardware, meilleure utilisation des CPU modernes
aux très nombreux core, simpli昀椀cation des backups
et snapshots...). Quant à la conteneurisation, elle
apporte cette couche d’abstraction supplémentaire,
elle permet la mutualisation des ressources entre les
applications sur un seul et même OS tout en simpli昀椀ant
et accélérant leur intégration et leur déploiement.
CONTENEURISATION ET
VIRTUALISATION, DES SOLUTIONS
PLUTÔT COMPLÉMENTAIRES
Article
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