LMi-MAG27 Sept - Flipbook - Page 13
« EN CYBERSÉCURITÉ,
NOUS RENFORÇONS
LA PROTECTION DE NOS SI »
Dans une DSI au sein de l’Urssaf en pleine transformation, son directeur,
Jean-Baptiste Courouble, nous dévoile ses grands projets et ses relations
avec ses partenaires ESN et éditeurs.
Propos recueillis par Benoit Huet
En tant qu’acteur public, comment évoluent
la DSI et l’IT de l’Urssaf ?
Jean-Baptiste Courouble : Au sein de l’Urssaf, qui
dispose d’un SI spécifique dont le cœur historique fonctionne depuis 1984, la DSI est en pleine transformation.
Nous faisons énormément de sur-mesure avec de nombreux développements internes, nous sommes en cours
de transformation organisationnelle pour aller vers une
verticalisation de l’activité, avec une orientation produit. Cette réorganisation s’accompagne d’une transformation technologique avec une préférence pour les
technologies open source et une quête de souveraineté.
Ceci notamment afin d’éviter de se retrouver enfermés
dans des technologies propriétaires rendant complexes
les réversibilités. Par exemple, nous envisageons de
nous désengager progressivement des techniques de
virtualisation traditionnelles et propriétaires pour favoriser notre transformation cloud avec une composante
OpenStack prépondérante.
Près de 95 % de notre patrimoine applicatif est hébergé
dans nos trois datacenters (deux à Lyon et un à Toulouse).
Nous faisons également appel à des services SaaS, mais
privilégions quand nous le pouvons des hébergements
certes externes mais souverains et qui respectent les
règlements européens ou lois françaises (NIS, SREN,
RGPD, IA Act, etc.). En parallèle, nous nouons des partenariats avec d’autres structures proches de nous,
comme la IMSA (Informatique de la Mutualité sociale
agricole) ou la Caisse nationale de l’Assurance maladie
(CNAM) pour partager un cloud privé de confiance.
En termes de dimension, la DSI de l’Urssaf emploie
1 200 personnes auxquelles il faut ajouter les 1 000 collaborateurs de nos partenaires ESN. A ce titre, nous privilégions les marchés publics, mais pouvons faire appel
à des centrales d’achats (UGAP, RESAH, etc.) pour des
contrats passés avec certains de nos fournisseurs.
L’IA Gen, est-ce une priorité ?
Avez-vous déjà des projets en cours ?
J.-B. C. : Nous expérimentons un chatbot IA dans trois
des Urssaf régionales ; c’est un assistant basé sur des
LLM en open source entrainés avec nos propres données et que l’on instancie depuis des infrastructures
OVH. Nous prévoyons de le déployer à partir de cet été
dans toutes les Urssaf régionales. De plus, des produits
spécifiques basés sur l’IA sont en cours de conception
et pour cela, nous explorons également l’IA for IT sur
les domaines de développement, tests, observabilité….
Enfin, nous évaluons le potentiel des IA en matière de
digitalisation de la relation usager.
SUITE
DE L’ENTRETIEN
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