LMi-MAG27 Sept - Flipbook - Page 21
© Thomas Léaud
« Avec le recul, si nous n’avions pas monté cette data platform,
nous n’aurions pas du tout la 昀氀exibilité que nous avons pour
nos projets. Y compris le projet SAP repoussé », François Bottin,
DSI de Geodis.
longtemps à nous décider, mais nous étions prêts à passer
à SAP S/4Hana. Mais le Covid est arrivé et Geodis a arrêté
tous ses projets demandant des investissements massifs,
dont celui-là. Malgré tout, Marie-Christine Lombard,
notre directrice générale, ne voulait pas attendre plusieurs années pour disposer d’un système unique de
mesure de la performance.
Nous avons donc décidé d’adopter une approche par la
data et, pour cela, de monter notre propre plateforme.
Pour commencer, la data destinée à cette plateforme est
sourcée à partir de tous nos ERP hétérogènes, avec un
MDM (master data management) et une gouvernance
aux règles très strictes. Nous voulions absolument partir
des données sources des métiers et non de celles traitées dans la BI par exemple, pour disposer de la traçabilité des data et de KPI de pilotage avec un EPM Oracle,
anciennement Hypérion.
PROFIL LINKEDIN
tinyurl.com/linkedin-Bottin-Geodis
L’avantage majeur, c’est que nous analysons l’ensemble
des activités du groupe sans changer les systèmes
sources. Et ce, avec un investissement bien moindre
que le projet SAP. Nous ne l’avons pas mesuré exactement, mais nous l’avons réduit d’un facteur de un à dix !
Et nous n’avons pas abandonné SAP pour autant. C’est
même un de nos sujets majeurs pour 2025. Nous avons
commencé à travailler dessus il y a deux ans et nous préparons le pilote pour juin 2025, avant un déploiement
dans le monde entier qui durera au moins quatre ans.
Avec le recul, si nous n’avions pas monté cette data platform, nous n’aurions pas du tout la 昀氀exibilité que nous
avons pour nos projets, y compris celui-là, car toutes
nos données 昀椀nancières sont propres, dans la data layer
groupe. Or, une grande part des projets SAP retardés ou
en échec le sont à cause de la migration des données.
Cette data platform est-elle aussi un levier
pour la déclinaison numérique du nouveau
plan stratégique Ambition 2027 présenté
en décembre ?
F. B. : Oui, ce troisième plan stratégique est uniquement
orienté vers la croissance, donc vers les clients. On parle
croissance du revenu, cross selling (vente d’o昀昀res complémentaires, NDLR) et conquête de nouveaux clients.
Du côté numérique, cela se traduit d’abord par le projet MyGeodis.com, une plateforme e-commerce uni昀椀ée pour le groupe. [Lire l’intégralité de l’entretien sur
lemondeinformatique.fr]
APPROFONDIR
Où en êtes-vous de la récupération des données
dans votre plateforme ?
F. B. : Nous avons d’abord réalisé un travail de modélisation pour standardiser les données par rapport à
une simpli昀椀cation d’usage. Nous pouvions avoir cinq
fois la même fonction sous cinq formes di昀昀érentes dans
cinq TMS, par exemple. Ensuite, nous avons commencé
par remonter les données financières, car c’était la
demande de notre DG et le premier cas d’usage. Mais
nous continuons d’injecter progressivement les data
issues de toutes les applications du groupe pour obtenir une vraie approche globale. Aujourd’hui, toutes les
data 昀椀nance, CRM et RH sont dans la plateforme, ainsi
que 60% à 70% de celles des TMS et la moitié de celles
des WMS.
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