LMi-MAG27 Sept - Flipbook - Page 26
ENTRETIEN
Thomas BERGER
CTO de La Centrale
« LE DATA MESH
ET LA GENAI AMÉLIORENT
NOTRE MARKETPLACE »
Le directeur technique détaille l’organisation de la donnée au sein de la marketplace
de véhicules d’occasion La Centrale, selon les principes du data mesh. Et souligne comment
la GenAI s’immisce un peu partout dans ses opérations.
Propos recueillis par Reynald Fléchaux
a Centrale est avant tout connue pour sa
marketplace spécialisée dans les véhicules d’occasion, mais le groupe possède aussi un site éditorial (Caradisiac)
et un site de ventes de véhicules neufs
à prix réduit (Promoneuve). La société,
qui a昀케che 55 ans d’existence (le groupe
éditait au départ un journal de petites
annonces), compte environ 250 personnes, dont une centaine sur les volets technologies et produits. L’essentiel
de cette équipe, organisée en feature teams, est constitué
de pro昀椀ls internes, parmi lesquels 70 personnes environ
dans le développement, le DevOps et le test ou la qualité.
L
« Nous avions nos datacenters en propre dans notre bâtiment jusqu’en 2014. Et nous avons connu une inondation,
ce qui a provoqué une prise de conscience. Ce qui était
devenu clef pour nous n’était plus l’imprimerie, mais nos
données », raconte le CTO, Thomas Berger. La migration
vers le cloud d’AWS a alors été vue sous le prisme de la
pérennité de la data. Une histoire qui s’est poursuivie au
gré des évolutions technologiques.
Comment est organisée la data,
qui porte le cœur de votre activité ?
Thomas Berger : Nous avons mis en place une organisation en data mesh depuis environ deux ans. Le cœur du
métier de La Centrale consiste à faire de la collecte, de
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la transformation et de l’analyse de données, car nous ne
vendons pas de voitures. Notre métier revient à mettre en
relation un acheteur et un vendeur et nous allons utiliser
la data pour améliorer cette transformation. Par exemple,
nous attribuons aux annonces ce que nous appelons des
badges, qui dé昀椀nissent si un véhicule est ou non une
bonne a昀昀aire. En fonction de toutes les annonces que
nous recevons - 600 000 par an environ -, ces badges
évaluent le niveau de prix par rapport à l’histoire spéci昀椀que de chaque véhicule.
Nous avons donc un pôle de données autour des véhicules, issues des annonces que nous allons analyser, mais
aussi que nous allons enrichir. Notamment sur la base de
notre référentiel, pour corriger les erreurs de saisie et
arriver à une donnée de qualité. L’objectif est de parvenir à la description la plus complète du véhicule, ce qui
représente jusqu’à 300 à 400 points de données di昀昀érents. Mais nous avons aussi un pôle de données sur les
professionnels qui vendent des voitures d’occasion, a昀椀n
par exemple de récupérer des avis de consommateurs
sur la qualité de leurs prestations. L’acquisition d’une
voiture est un achat important dans la vie des Français,
qui veulent connaître le degré de con昀椀ance qu’ils peuvent
accorder à un professionnel. Cela permet aussi de mieux
accompagner ces professionnels, un sujet clef pour nous,
car 80% de nos annonces proviennent de ces acteurs.
En昀椀n, nous avons un pôle de données lié à l’utilisation
de notre plateforme, qui génère environ 35 millions de