LMi-MAG29 mars - Flipbook - Page 15
« DANS LES FINANCES
DE L'ÉTAT, L'IA VA AMENER
GAINS DE PRODUCTIVITÉ
ET DE QUALITÉ »
En plus de la mise en œuvre de la facturation électronique, le directeur de l’Agence
pour l’informatique financière de l’Etat a fait de la data et de l’IA l’un des axes majeurs
de sa feuille de route d’ici à 2028. Même s’il prévient qu’il n’y aura pas de grand soir de l’IA.
Propos recueillis par Reynald Fléchaux
S
ervice à compétence nationale né avec le
lancement du progiciel de comptabilité de
l’Etat Chorus, l’Agence pour l’informatique
昀椀nancière de l’Etat (AIFE) fête ses 20 ans,
et a organisé à cette occasion, le 27 janvier,
un séminaire dans les murs de Bercy, son
ministère de tutelle.
En plus de piloter les évolutions du progiciel comptable
de l’Etat Chorus, l’Agence a pris en charge les développements nécessaires à la mise en œuvre de la réforme de la
facturation électronique. Entretien avec le directeur de
cette agence, Emmanuel Spinat, qui a succédé à Armelle
Degenève en mai dernier.
L’AIFE regroupe quelque 200 personnes
auxquelles s’ajoutent 500 prestataires environ.
Comment sont réparties ces ressources
entre vos différentes activités ?
Emmanuel Spinat : En matière d’e昀昀ectifs, dessiner des
frontières s’avère assez complexe. Mais sur notre budget de 110 millions d’euros - le niveau que nous attendons du projet de loi de 昀椀nances -, le fonctionnement
courant représente 65 millions d’euros, tandis que les
projets pèsent environ 45 millions d’euros. Les enjeux
les plus forts sont ceux de la réforme de la facturation
électronique, qui monopolise à elle seule plus de 35 millions d’euros sur notre enveloppe de projets, avec des
échéances majeures en septembre 2026 et septembre 2027.
L’AIFE construit et va opérer la plateforme au cœur de
cette réforme. Mais nous menons aussi des travaux autour
du cœur Chorus de SAP. Sur celui-ci, si la migration vers
S/4 Hana est achevée, nous préparons la montée de version de notre gestion de marchés, vers un module qui
n’était pas disponible lors de notre migration. Ce projet
doit aboutir en 2028, à la suite d’une preuve de concept
qui sera lancée en début d’année. En amont, l’AIFE a d’ailleurs été associée par l’éditeur aux phases de conception
de ce module.
Le ratio d’externalisation de l’AIFE
est assez élevé, en tout cas supérieur
aux recommandations de la Dinum.
Prévoyez-vous de le faire évoluer ?
E. S. : Ce ratio est historique. Lors de la création de
l’AIFE, le choix qui a été opéré a consisté à miser sur le
pilotage de prestataires, tout en conservant des expertises en interne pour les challenger. Mais c’est vrai
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DE L’ENTRETIEN
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